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L'analyse et les travaux de Valérie Pringuez, conseillère régionale Nord-Pas de Calais depuis 2010...

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Actualisation du schéma régional des formations sanitaires et sociales

                                                                                                   Le 5 juillet 2013

Mr le Président, Cher(e)s collègues,
Mrs et Mmes les représentants du CESER,

Le secteur sanitaire et social représente à lui seul 12% de l’emploi régional, avec un appareil de formation placé au 3e rang national. C’est plus de 100 lieux de formation spécialisée et 15 000 personnes formées annuellement. Notre institution ne peut donc pas mettre de coté les questions touchant à ces secteurs d’activités.

Le schéma régional, aujourd’hui en débat, dans lequel s’inscrit, entre autre, le contrat d’objectif sectoriel, la « gratuité » et le programme régional de formation des aides-soignants démontrent que notre institution prend ce sujet au sérieux.

Pour notre groupe « La Gauche Maintenant ! », la réussite de ce schéma régional nécessite une véritable analyse de « l’avant - pendant - après », afin de faciliter la mise en œuvre et la réussite des formations sanitaires et sociales sur l’ensemble du territoire.

En premier lieu, il importe de faire de la lisibilité de l’offre de formation un pré requis essentiel pour permettre à tous les publics intéressés par ces métiers de connaitre le contenu et surtout les débouchés existants.

Il nous faut, aussi, poursuivre et amplifier la valorisation de ces métiers parfois trop mal perçus, dont l’image renvoie principalement  à des conditions de travail difficiles et des emplois précaires.

Pour contribuer à ce que ces formations puissent attirer davantage, il nous semble également essentiel que l’accès en soit facilité grâce à l’implantation locale des centres de formation. La majorité des formations sont actuellement dispensées sur la métropole lilloise, au détriment des territoires ruraux. De plus, la carence de l’offre public entraine naturellement un repli vers l’offre privé et soulève donc le problème d’inégalité d’accès à la formation pour les populations les plus démunies. Notre groupe attend de la « Délégation de Service Public de la formation et de l’éducation permanente » qu’elle puisse répondre efficacement à ces enjeux essentiels.

S’agissant des débouchés, il est regrettable, malgré les besoins dans ce secteur d’activité, que nombre de diplômés stagne à Pole Emploi. La formation qualifiante, sanctionnée par un diplôme et lors de laquelle l’apprenti ou le stagiaire évolue en compétences, doit offrir une perspective d’avenir et aboutir idéalement à un emploi en CDI à temps plein.

Nous terminerons notre analyse sur les principales limites que peut avoir ce schéma régional des formations sanitaires et sociales, au regard de l’austérité budgétaire à l’encontre des collectivités territoriales et réaffirmés ressemant par le gouvernement pour l’année 2014.

Depuis la réforme de 2004, qui a transféré aux régions et aux universités, la compétence étatique de gestion, au sens large du terme, du secteur sanitaire et sociale, la compensation de l’état ne s’est pas faite à l’euro prés. Cette situation a naturellement conduit le conseil régional à jouer la balance financièrement et fédérer les universités afin d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux de ces métiers.

Plus précisément, la réforme L.M.D, dont l’objectif est de modifier le système d’enseignement supérieur Français en l’adaptant au standards Européens, a eu le mérite de faciliter la reconnaissance du diplôme Français dans les pays Européens.

Par contre, il soulève plusieurs interrogations dont il faudra répondre lors de l’actualisation de notre schéma régional des formations sanitaires et sociales.

Tout d’abord, la question des niveaux intermédiaires, tel que les DUT, DEUG ou encore la maitrise, qui ont disparu à travers cette réforme. Ces paliers diplômant avaient le mérite d’éviter une vision finaliste du Bac + 3 par la licence ou bac + 5 par le Master, qui peut parfois effrayer les étudiants.

La réforme qui se dessine des Masters avec soit disant un resserrement du nombre de formations va-t-elle directement impacter ce schéma régional ? Est-il possible d’offrir des éléments d’anticipation ?

Enfin et plus généralement, comment, dans le contexte de restriction budgétaire annoncé, notre institution pourra t elle tenir ce prochain schéma régional au service des futurs aides-soignants, infirmiers, psychologues… de notre territoire.
 

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