Convention d’engagements pour les emplois d’avenir Etat/conseil régional/conseil départemental du Nord et du Pas de Calais
Quelques chiffres :
- 570000 jeunes (21.6% de la population N/PdC). La région la plus jeune de France.
- 27% de chômage chez les jeunes de – 25 ans après 3 ans dans la vie active sortant des études, contre 19% en France.
- La part des jeunes demandeurs d’emploi est de 19.1% dans le N/PdC contre 15% en France.
Objectif de cette convention :
Mettre en œuvre la loi sur les emplois d’avenir dans le N/PdC en cofinançant 6000 emplois d’avenir sur les 7650 emplois d’avenir prévu en N/PdC entre novembre 2012 et décembre 2013.
Ces emplois sont surtout dans le secteur non marchands et quelques emplois dans le secteur marchand (arrêté préfectoral qui dépend d’accords cadres nationaux).
Public : les jeunes âgés de 16 à 25 ans, sans qualification ou peu qualifiés ayant des difficultés particulières d’accés à l’emploi. Pour les jeunes travailleurs handicapés, jusqu'à 30 ans.
La répartition de l’enveloppe d’emploi d’avenir par bassin d’emploi a été définie par la DIRECCTE et présenté en CCREFP le 13 mars. Elle priorise certaines zones.
Le cofinancement de ces emplois jeunes par la région est variable :
- Prise en charge total (en complément de celle de l’Etat 75%) pour les métiers du secteur non marchand touchant aux compétences de la Région. 2000 emplois.
- Prise en charge à 50% (en complément de celle de l’Etat 75%) pour les métiers du secteur non marchand ne touchant pas aux compétences de la Région. 2000 emplois.
- Pris en charge à 10% (en complément de celle de l’Etat 47%) pour les métiers de l’économie sociale et solidaire, les entreprises d’insertion (EI) et les groupements d’employeurs pour l’insertion professionnelle et la qualification (GEIQ). 2000 emplois.
Création de 200 emplois d’avenir par la région dans les établissements publics locaux d’enseignement régionaux entre 2013 et 2014.
Les points forts à mon sens :
- Au vu du fort taux de chômage des jeunes dans la région, cette convention est une nécessité.
- La démarche insertion professionnelle, formation, qualification, est inédite par son volé « formation-qualification », qui doit avoir pour objectif que le jeune puisse atteindre un emploi stable (CDI, temps plein).
- Le type de contrat proposé : prioritairement CDI à temps plein, sinon CDD de 3 ans.
- La prise en charge total du salaire (+ charge) pour les emplois d’avenir non marchand entrant dans le champ des compétences de la Région (2000 emplois).
- La subvention de l’état, inscrite dans la convention, à hauteur de 2 millions d’€ afin que les missions locales et CAP emploi puissent jouer leurs rôles dans ce dispositif.
Il faut savoir que ce sont surtout les missions locales qui auront la plus grosse charge de travail durant toute la période de l’emploi (construction de parcours de formation, relation avec l’employeur, contact principal du jeune…). Par contre, il faut être sure que cette subvention permettra les moyens humains et financer dans la mise en place de ce dispositif.
Les points faibles à mon sens :
2 principaux :
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La répartition des emplois d’avenir par bassin d’emploi
Quelques chiffres :
14.4% à Rbx/Trcg ; 13.2% à Lille ; 11.2% à Lens Lievin ; Pour le Nord 62.1% ; pour le PdC 37.9%.
Les autres bassins d’emploi sont à – de 10%.
Le plus faible : Flandres Lys avec 1.2% (88 emplois d’avenir)
Démarche : Une première vague de 2500 emplois d’avenir. Dés qu’un territoire a consommé son enveloppe, une nouvelle lui sera attribuée après évaluation qualitative des emplois signés.
Analyse : En prenant l’exemple de Flandres Lys ou le nombre de demandeurs d’emploi chez les – 25 ans à augmenté de +9.5% en 2012, atteignant ainsi 21.7% sur ce territoire, il semble que l’enveloppe de 1.2% d’emploi d’avenir (88 emplois) soit trop faible.
Proposition : Laisser plus de souplesse au système en donnant la possibilité de revoir la répartition par bassin d’emploi en cours du dispositif. On pourrait ainsi attribuer à un bassin d’emploi des emplois d’avenir supplémentaires. Cette attribution et donc celle retirée à un autre bassin d’emploi se ferait selon l’analyse qualitative des emplois d’avenir signés.
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Le type de métiers et de secteurs:
Pour rappel, ces secteurs et métiers sont définis par arrêtés préfectorales. Il sagit principalement du secteur non marchand.
Le Schéma d’Orientation Régional a été établi par l’état en lien avec les collectivités térritoriales et les partenaires sociaux.
Il détermine la liste des secteurs d’activités marchands qui offre des perspectives de qualification et d’insertion. Elle devra être validée par arrêté préfectoral (dérogatoire et limité).
Il détermine aussi les filières et secteurs d’activités prioritaires qui sont créatrices d’emploi.
Analyse 1 : Dans les métiers définis, il n’y a pas les métiers de l’Industrie. Pourtant notre région est la 4e région industrielle de France. Elle est créatrice d’emploi et la semaine de l’Industrie à partir du 18 mars l’a démontré une nouvelle fois.
Proposition 1 : Intégrer les métiers de l’industrie dans la liste des métiers qui offrent des perspectives d’insertion et de qualification, comme priorités régionales.
Analyse 2 : Dans le secteur non marchand entrant dans le champ des compétences de la région, une distinction est faite entre les métiers verts et les métiers verdissants. Les 1er ouvrent droit à la prise en charge totale tandis que les 2e se feront par examen du dossier.
Proposition 2 : Pourquoi cette différence ? Si ces métiers verdissants entre dans le cadre des priorités régionales, il n’y a pas de raison d’avoir un traitement different.
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Enfin cette convention soulève la question du tutorat. Dans trop d’entreprise, le tuteur n’est pas formé et surtout n’est pas dégagé de ses missions habituelles. Cette situation entraine inévitablement une surcharge de travail au tuteur et le risque d’exercer sa mission avec légèreté.